Et c'est surement pour ça que je n'achète plus de gratteux. Je ne gagne jamais. Peut-être que la lotterie de la vie, c'est pas pour moi non plus. C'est pas pour moi aussi. Et c'est pour ca, que je ne sais plus, que je ne parle plus réellement, que je ne sais plus. Je sais trop. Je sais surtout que je ne sais rien, ou que je sais trop. Ou que je ne sais plus ce que je sais, ce que je veux réellement savoir, ou ce que je m'invente pour me rappeller que je te savais, un peu au moins. Et c'est pour ça que je ne sais pas. Et qu'il ne reste maintenant plus grand chose pour me rappeler de me souvenir. Toujours se souvenir que c'est ce qui restent quand on ne vit plus. Il y a les souvenirs pour ceux qui restent. Ou il n'y en a plus, justement, de moments qui nous permettent de nous souvenir.
J'ai laissé la distance entraîner au loin ce que je voulais. . .
« Tu sais, il y a des amitiés qui défient le temps, la distance et la fréquence comme il y a des relations qui se détruisent avec la proximité, l'habitude et la longivité. Je ne t'oublie pas, je sais qu'un jour. . . »
C'est pour cela que j'ai besoin de croire, et de ne jamais oublier le petit never give up qui sommeille en moi et qui me guide vers une certaine dose d'espoir. Et j'aimerais croire que je peux encore te croire. Et j'aimerais en être certaine. Mais j'ai foi, alors je continue, sans arrêter, et je fais ce que j'arrive à faire de mieux, faire confiance à la vie
